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Les indices matériels font partie intégrante d'une enquête judiciaire.

Depuis quelques années, la "preuve scientifique" est devenue un élément incontournable de l'enquête criminelle, à ce titre l'intervention d'un expert est souvent nécessaire.
Les techniciens en identification criminelle sont chargés d'organiser les constatations sur les lieux d'un crime ou d'un délit et de rechercher puis de prélever les indices matériels. D'autres unités comme l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), ont pour vocation principale d'analyser ce type de prélèvements à l'aide d'un matériel adapté et spécialisé. Il en existe plus d'une centaine, de l'empreinte digitale aux cheveux en passant par les fibres, insectes ou traces biologiques présents sur et à proximité des victimes.

Les techniciens en identification criminelle des régions de gendarmerie de Bretagne et Pays-de-la-Loire relayés par les experts de ROSNY-SOUS-BOIS, ont amassé de nombreuses traces et indices sur deux scènes de crime distinctes, celle de l’enlèvement et celle de la découverte du corps. Certains de ces éléments matériels ont déjà « parlé », d’autres sont en cours d’exploitation dans l’attente d’un résultat. Certains pourront faire l'objet d'une nouvelle analyse profitant ainsi de l’évolution régulière de la médecine légale.

Pour le dossier Jonathan, c’est à une grande partie des disciplines de la médecine légale à qui il a été fait appel.

Des empreintes digitales ont été relevées et comparées avec le fichier automatisé à ROSNY SOUS BOIS après avoir été discriminées avec plusieurs centaines de témoins.




Des traces biologiques (ADN) découvertes sur les scènes de crime ont aussi été comparées avec plusieurs centaines de personnes. Des experts en thanatologie ont été chargés de se prononcer sur la datation du décès.


Le centre de vacances de SAINT-BREVIN-LES-PINS ( PEP 18 ) dans lequel Jonathan Coulom a séjourné sera numérisé et reconstitué en trois dimensions.

Moins commun, il a même fait été appel à un expert en cordage marin. Lesté par un parpaing, le corps de Jonathan a été découvert dans une étendue d'eau située sur la commune de GUERANDE. Il était attaché par des noeuds faits de cordages. Les expertises menées montrent que ces noeuds peuvent être assimilés à de l'amarrage marin.

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